J’achète, oui ! Pour quel environnement ? Décryptage

Avant d’acheter, il s’agit d’ouvrir l’œil et de bien s’informer. Il y a ce que je vois du bien et du quartier, mais il y a aussi ce que je ne vois pas.

Prêt à foncer pour un achat immobilier ? Oui, mais pas n’importe comment.

On ne le dit jamais assez, quand on achète un bien, on achète aussi une adresse. A la ville comme à la campagne, l’adresse impactera sur le prix d’un bien mais également sur sa valorisation au moment de la revente.

Si c’est simple de valoriser son bien en lui apportant des travaux d’embellissement, c’est plus difficile de changer un quartier. Qui est capable de prévoir l’avenir de son quartier à 10 ans ? Personne ! Sauf qu’il existe des indicateurs et des tendances, qui rendent une ville ou un quartier plus ou moins attractif.  Parmi eux, le prix au m², l’accessibilité, les équipements, la rareté, la qualité des espaces verts, les commerces et la disponibilité du foncier.

Décrypter l’environnement d’un bien immobilier, c’est une habile manière d’analyser l’attractivité d’un bien pour effectuer une bonne transaction, anticiper sur l’évolution de son cadre de vie et se prémunir des risques éventuels.

Mais, c’est quoi au juste l’environnement d’un bien et de quoi parle-t-on?

 

iStock_vie ge¦üne¦ürale quartier banalAcheter pour être bien

Pour être bien chez soi, il faut se sentir bien dans sa ville, dans son quartier, et être en mesure d’apprécier son voisinage. La qualité des infrastructures est-elle satisfaisante ? Mes enfants auront-ils accès à une crèche ? Auront-ils des copains dans notre quartier ? Sans parler des commerces de proximité et des transports publics…. et si je choisis de vivre à la campagne, l’activité économique est-elle en progression dans le secteur ? Commerces, écoles, transports, dynamisme économique, des points clés qui caractérisent un bon environnement et qui devront peser dans la réalisation de votre projet immobilier.

 

Connaître l’endroit où vous posez vos valises

La solution la plus simple, c’est d’acheter là où vous vivez déjà.  Juge et acteur de votre propre vie, vous serez le meilleur expert pour jugez des qualités et des défauts de votre environnement. Vous ne vous raconterez pas d’histoires. Il suffira alors de suivre vos intuitions sans négliger pour autant les conseils de votre conseiller immobilier. Ne l’oubliez pas, c’est son métier.

 

Changer de région

S’informer sera la priorité et tous les moyens sont bons ! Alors, on retrousse les manches et on y va. Services d’accueil en mairie, associations, témoignages de commerçants, riverains, vous donneront une mine d’infos. Et pensez à consulter les  sites web des communes, souvent soucieuses d’accueillir les nouveaux résidents. Il existe aussi des sites qui ne demandent qu’à vous guider dans vos choix.

http://www.ville-ideale.com/

http://www.kelquartier.com/

 

Veni, vidi, vici

Vous pensez avoir tout vu ? Vous avez hiérarchisé tous les facteurs susceptibles d’orienter votre choix ? Patience … l’enquête ne s’arrête pas là et il reste encore quelques infos à obtenir avant de devenir bientôt un heureux propriétaire.

Ce qu’il reste à découvrir de votre futur bien ne se voit ni dans la rue ni à la sortie des écoles mais dans les documents légaux qui accompagneront votre acte de vente. S’ils rassemblent toutes les informations relatives aux qualités de votre bien, ils sont capables d’être précis sur son environnement, si celui-ci représente un risque identifié. Il s’agit là d’une obligation. Ce qu’ils ne disent pas, c’est comment l’environnement de votre bien évoluera dans le temps…

 

Couple on balcony with blossoming geranium

 

L’environnement immédiat : la copropriété

 

Si vous achetez un bien, maison ou appartement, tout le monde vous le dira, il convient d’examiner avec soin le règlement de copropriété. Il convient aussi de rencontrer le Président du Conseil Syndical, souvent très impliqué dans la vie de la copropriété. Il sera un témoin précieux.

Avant la signature du compromis de vente, n’hésitez pas à vérifier les points suivants :

  1. Les diagnostics relatifs aux parties communes : ils portent sur les travaux déjà votés et resteront à la charge du vendeur.
  2. Le règlement de copropriété : C’est lui qui détermine les droits et obligations des copropriétaires ainsi que la destination des lots (usage commercial ou résidentiel). Attention aux locaux du RDC appelés à devenir potentiellement un bar de nuit ou un restaurant bruyant !
  3. Les conditions de gestion de la copropriété (nature et qualité du syndic, dynamisme de la copropriété, procès en cours, montant et répartition des charges).

 

 

L’environnement lié aux risques naturels, miniers et technologiques

Panoramic aerial view of Cannes city, France

Se prévaloir des risques, c’est la meilleure façon de se protéger. En matière d’environnement naturel, le risque porte sur la qualité du terrain sur lequel est construit votre bien, qu’il soit collectif ou individuel.

  1. Les risques naturels : inondation, mouvements de terrain ou tremblement de terre pour les zones sismiques mais aussi avalanches, feux de forêt et sécheresse.
  1. Les risques miniers et technologiques : industrie pétrochimique, carrières, présence de centrale nucléaire, ou périmètre impacté par une usine de produits dangereux.

Quelle que soit la nature du bien à acheter, vendeur et notaire sont dans l’obligation de vous remettre un diagnostic complet portant sur les différents aspects de ces risques. Ce diagnostic peut être obtenu dès la promesse de vente, pour les agglomérations concernées par ces risques.

 

 

L’environnement local: le Plan Local d’Urbanisme ou PLU

 

La consultation du PLU peut s’avérer déterminant pour l’achat d’un terrain ou d’une maison.Aerial view toward Seine river from the Eiffel Tower, Paris

Dressé par la mairie, il organise le développement de la commune ou de la communauté d’agglomération en fixant les règles d’urbanisme auxquelles il n’est pas possible de déroger : zones constructibles, coefficient d’occupation des sols, prescriptions architecturales…

 

Le PLU précise le périmètre des zones réservés à tous types d’équipements allant par exemple de la station d’épuration à l’hypermarché en passant par un collège, ou une zone artisanale.

 

En consultant le PLU, avec l’aide des services compétents de votre mairie, vous en saurez plus sur les développements de votre rue, de votre quartier, de votre zone d’habitation ou de votre agglomération.

Alors vite, dépêchez vous de prendre rendez-vous avec le service urbanisme de votre agglomération … c’est gratuit et ça peut rapporter gros !

 

Mais sachez-le aussi, le conseil municipal de votre mairie reste compétent et en droit de modifier le PLU à sa convenance (sauf les zones dites naturelles et sensibles)….

 

En matière d’urbanisme, rien n’est jamais gravé dans le marbre, pas même un PLU !

 

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